21/08/2012

14 L'épée de Damoclès


cette image est le détail d'un tableau représentant l'epee de Damocles dont on peut résumer l'anecdote ainsi : Denys l'Ancien, tyran de Syracuse, vivait dans un château cerné d’une fosse et sans cesse sous la surveillance de nombreux gardes. Denys, qui était toujours inquiet, se trouva des courtisans qui devaient le flatter et le rassurer. Parmi eux, Damoclès, roi des orfèvres, ne cessait de flatter son maître sur la chance qu’il avait d’être le tyran de Syracuse. Agacé, celui-ci lui proposa de prendre sa place le temps d’une journée. Au milieu du festin, Damoclès leva la tête et s’aperçut qu’une épée était suspendue au-dessus de lui, et n’était retenue que par un crin du cheval de Denys. D'autres disent que cette épée était suspendue par le tyran Denys. Et ainsi il montra à Damoclès que son rôle de tyran possédait deux faces, c'était à la fois un sentiment de puissance et le risque d'une « mort » pouvant frapper à tout moment. L'expression « épée de Damoclès » est donc utilisée pour signifier qu'un danger constant peut nous tomber dessus, telle l'épée de l'histoire, à tout moment, que la situation est périlleuse. Cette image illustre le poeme extraordinaire du Marginal Magnifique qui se sert de l'expression pour expliquer avec humour que pendant les vacances il ne peut même pas être tout à fait tranquille, puisque il a à subor l'angoisse de la reprise du boulot qui va intervenir tôt ou tard, qui est inévitable. Il a une véritable epee de Damocles au-dessus de la tete.


En vacances je me dis bien souvent
Finalement je pourrais rester comme ça
Je serais loin de m'en porter plus mal
Rien branler et être cool toute la vie

En vacances je me dis bien souvent
Finalement pourquoi tant travailler
Je me casse le cul comme un forcené
On est mieux à se régaler sans forcer

En vacances je me dis bien souvent
Finalement dans peu de temps la reprise
Quelle vie d'avoir sans cesse sur la tronche
Cette putain d'épée de Damoclès suspendue  
  

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14 commentaires:

  1. J'adore l'illustration que vous avez choisie ! Le poème est bien tourné, comme souvent avec vous, mais pour une fois je ne vous trouve pas très "marginal" : qui ne préférerait passer son temps à "ne rien branler" plutôt que d'aller travailler ? Cela vaut-il même la peine d'être dit ? Tony Robbins apprécierait-il que l'on alimente ainsi ses penchants à l'oisiveté et à la facilité ?

    Mais je sais que la littérature c'est aussi l'expression de sentiments universels, et que, d'ailleurs, il faut une certaine noblesse pour ne rien faire, la plupart des gens en sont incapables. Enfin tout de même, écrire un poème pour dire "ça me casse le cul de traivailler, je préfère ne rien branler et me régaler", c'est un peu court... Je me permets de vous le dire, cher Marginal, car je sais qu'avec vous on peut y aller !

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    1. Je savais que vous apprécieriez cette illustration, étant donné que vous êtes fan de l'antiquité. Je l'aime bien aussi...

      Vous avez raison, avec moi vous pouvez y aller, je vous trouve même très doux dans vos remarques.

      Pour commencer, cher Laconique, ne sous-estimez pas le besoin de s'occuper des gens, ou plutôt le besoin qu'on les occupe. Beaucoup se plaignent, mais pour la forme, et se trouvent totalement démunis et vides de substance si on ne les contraint pas à une activité.
      On pourrait même en entendre certains, s'ils ne travaillaient pas, se plaindre de se sentir inutiles, d'avoir la désagréable sensation de ne pas être intégrés, de ne plus appartenir à la société ou tout simplement de se sentir seuls et désoeuvrés.
      Vous mettez d'ailleurs vous-même un bémol en écrivant qu'"il faut une certaine noblesse pour ne rien faire, la plupart des gens en sont incapables", bémol que je considère très juste.

      Ensuite, je trouve que le simple fait d'affirmer sans scrupules et ouvertement ce que j'affirme dans ce poème va à l'encontre des convenances et revêt du coup un certain style. Qu'est-ce que vous voulez, ça me plaît : je suis mon premier fan !

      De plus, comme vous le faites remarquer à juste titre, il y a sans doute ici "l'expression de sentiments universels". En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il y a l'expression de ce que je ressens moi, d'où un certain lyrisme peut-être...

      Mais, plus important encore, en dehors de toutes ces considérations, c'est un petit poème qui se veut sans prétention ni complexes et surtout fun, je me suis bien amusé en le pondant :-).

      J'allais presque oublier de parler de votre gourou Robbins, qui, j'ai l'impression, occupe une place importante dans votre vie. Il faut dire que ce type est brillant...
      Quoi qu'il en soit, je ne sais pas s'il apprécierait "que l'on alimente ainsi ses penchants à l'oisiveté et à la facilité", mais je suis sûr que ce salopard se régale bien et glande à loisir avec toutes les possessions et le fric qu'il se vante d'avoir dans ses livres :-).

      A bientôt !

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    2. Vous avez raison, cher Marginal, le principal c'est de prendre du plaisir en écrivant, et ce plaisir est évident dans votre poème qui est très plaisant à lire. Après tout, il n'y a rien de mal à écrire pour se défouler, et cela donne même souvent de bons résultats. Mais bon, le défoulement ne doit pas devenir non plus la seule fin de l'écriture. Que voulez-vous, je suis un incorrigible classique, nourri par Racine à la mamelle, et votre art volontairement ravageur heurte parfois quelque peu les canons esthétiques auxquels j'adhère !

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    3. Hé je comprends bien, cher Laconique, mais ce que j'ai fait là est très léger, j'en suis conscient, c'est du divertissement, c'est une bagatelle en quelque sorte :-).

      J'aime bien alterner entre ce genre de trucs et des sujets un peu plus consistants.

      Je m'excuse auprès de vous de ne pas être ni du niveau de Racine ni de celui d'Homère d'ailleurs. A la limite peut-être suis-je au niveau d'Homer Simpson....

      C'est vrai que Racine est pas mauvais, peut-être un peu trop coincé par moment ; en tout cas je loue sa noblesse et la vôtre !!!

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  2. Exulter ses dons plutôt que rien branler !! ,et souvent ainsi se rencontrer ,
    salut à toi et bonne soirée,
    d'ailleurs je pars au boulot,en brave nuiteux que je suis !!

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    1. Je suis à cent pour cent pour "exulter ses dons" !!! Mais je ne considère alors plus cela comme du travail ;-)...

      Bon courage !

      A bientôt.

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  3. J' ai aussi la nostalgie de l' otium romain, mais le travail est le châtiment de notre départ de l' Eden...

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    1. Sacré châtiment ! En même temps on est aussi une société fainéante dans laquelle la mollesse et les loisirs prennent de plus en plus de place...

      En fait, je crois que c'est plutôt la dimension parfois malsaine du travail, et qui a perdu tout sens en d'innombrables ramifications, qui est déplaisante...

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  4. C´est sûr que la liberté est précieuse, surtout si économiquement on peut l´assumer...d´où le coup de main des jeux de hasard: il y a plein de gens qui gagnent de belles sommes qui leur permettent de vivre à l´aise sans devoir retourner au turbin!
    Bon après midi, bisous Ismeralda

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    1. Je crois que la liberté et l'indépendance sont les biens les plus précieux !!!

      En revanche, je ne crois pas trop aux jeux de hasard... trop hasardeux.
      Mais je ne serais pas contre gagner quelques millions. Et là ce ne serait plus une question de hasard, plus de miracle vu que je ne joue pas !

      Bon après-midi !

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  5. Le scepticisme c´est là où se perd la confiance :-)
    Bon après midi, bisous Ismeralda

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  6. Pour moi la seule épée de Damoclèse qui soit au dessus de notre tête, c´est celle de la mort. Néanmoins, le poème est sympa, léger à la recherche de l´insousciance.
    Bon après midi, bisous Ismeralda

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    1. Celle de la mort est lourde ! On vit tous avec et en avoir conscience bouleverse la donne...

      A bientôt.

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