29/05/2016

4 Compagnons fugaces

  
Cette tres belle et poetique image montre la silhouette d'un homme et de son chien qui se tient pres de lui. L'homme semble contempler le ciel et l'horizon tandis que le chien est tourne dans la direction de son maitre. A cote des deux silhouettes, sur la gauche, se trouve celle d'un arbre. La scene prend place a la fin ou denut du jour, c'est la penombre, l'horizon se teinte legerement de jaune. On aurait tendance a croire qu'il s'agit du crepuscule a cause de la faible intensité lumineuse. Cette superbe image épuree acommpagne le trs beau nouveau poeme du Marginal Magnifique intitule "Compagnons fugaces" dans lequel l'immense poete culte rend hommage au animaux domestiques, ces compagnons a quatre pattes qui partagent notre vie et qui disparaissent trop tot, laissant derriere eux un vide et une peine immense. L'auteur insiste sur le fait que les souvenirs sont bien peu de choses compares a la tristesse de les avoir perdus. Le poeme a aussi une portee metaphysique puisqu'il invite le lecteur a une reflexion sur la mort et le renvoie  a sa propre condition, lui rappelant qu'il n'est pas davantage que ces pauvres animaux, c'est-a-dire de la matiere. Ainsi Le Marginal Magnifique interroge sur le sens même de la vie et de ce qu'il y a apres. Magnifique poeme tres emouvant et riche de sens !


À mes fidèles amis partis trop tôt et à tous leurs semblables dont je n'ai pas partagé l'existence : reposez en paix.

Nos compagnons à quatre pattes se suivent
Miroirs de la vie humaine à échelle réduite
Ici-bas êtres comme choses sont périssables
De nos souvenirs ne reste que futile collier
Et l'abyssal lagon de nos yeux pour pleurer

Nos compagnons à quatre pattes se suivent
Leurs fins incongrues se ressemblent toutes
Les joies passées sont maigres consolations
De nos souvenirs ne reste que froide chair
Et l'abyssal lagon de nos yeux pour pleurer

Nos compagnons à quatre pattes se suivent
Bassets après terriers bâtards après teckels
Telles saucisses au four ils grillent à la file
De nos souvenirs ne reste que fine cendre
Et l'abyssal lagon de nos yeux pour pleurer


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