21/04/2015

34 Le paladin


Cette image qui est un tableau du peintre russe Viktor Vasnetsov s'intitulant  "Le Chevalier a la Croisee des Chemins" et peint en 1878 represente un chevalier a cheval devant une tombe. Le chevalier comme son cheval baissent la tete en une attitude lasse. Le chevalier tient dans sa main une lance rouge qui pointe elle aussi vers le sol. La pierre tombale est plantee de façon oblique dans le sol, des lettres indéchifrables sont gravée, et elle semble usée et ancienne comme l'indique sa forme peu symetrique et ses fissures a sa surface. On distingue sur la droite du cheval, sur le meme plan, et devant la tombe, un crane oblongue qui semble etre celui d'un ovin, sans certitudes. Ce crane decharne repose sur un sol envahi par les hautes herbes. Au loin, mais a cause des effets de perspectives juste au-dessus de la tombe, sur sa droite, on distingue la silhouette sombre d'un oiseau aux ailes deployees, qui pourrait bien etre celle d'un oiseau de proie vue l'envergue des ailes, et peut-etre meme celle c'un vautour. Le dernier plan représente un ciel nuageux aux teintes jaunes et rouges du crépuscules ou de l'aube. Il se dégage de cette image une profonde impression de tristesse et de mélanclie, le chevalier semble revenir fourbu d'un combat qu'il n'a pas gagne, ne laissant derriere lui que la mort, desespoir et des illusions perdues. Il faut mentionner pour finir le bouclier que porte le chevalier sur son dos : cet ecu oval arbore verticalement en rouge tirant sur le orange les trois fameuses lettres "LMM", initiales evidemment de "Le Marginal Magnifique". Ce logo est bien sur un ajour du celebre poete a la toile de Vasnetsov par lequel il s'assimile a ce chevalier las. Le Marginal Magnifique a ainsi choisi cette image tres suggestive pour illustrer son nouveau poeme intitule "Le Palladin" dans lequel, avec force jeux de mots et rimes riches il expose sa condition de poete errant parmi les decombres d'un monde en chute libre et qui ne peut que constater, avec pour seule arme ses mots. Encore un grand poeme du Marginal Magnifique !


Nulle lampe magique style Aladin
Mais du génie en tant que paladin
J'erre parmi les gravats de ce monde
Vois les décombres de la civilisation

Tant de putes écument les trottoirs
Des radasses plus une seule hétaïre
Ça suce des gros lards des pécaris
Ce monde salace me laisse ébahi

Pacifiste mais guerrier style Gandhi
En guise d'arme lourde j'épaule l'art
Mes pensées sont pures et sombres
Blanches et noires comme épaulard

Pas de sommeil sur mes deux oreilles
La société m'empêche de fermer l'œil
Alors je me venge lui rends la pareille
A coup de mots calibrés je la réveille 


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