26/06/2016

32 Le Titan titubant

  
Cette image aux coloris chauds, principalement rouges, montre une espece de colosse portant sur ses epaules une sphere dont on ne distingue que le bas. Le colosse ploie sous la charge et a mis un genou a terre. Toute la surface de son corps est parcourue d'innombrables petits ruisseaux oranges, que l'on dirait de lave. Ces multiples petits sillons liquides donnent l'impression que le geant se fissure litteralement, renforçant l'impression que la charge est trop lourde pour lui, qu'il souffre et qu'il ne tardera pas a s'effondrer. Le geant prend appui sur un rocher. L'arriere-plan est constitue de constellations et de planetes. On aura reconnu en ce geant au lourd et inconfortable labeur le Titan Atlas, qui apres la revolte victorieuse des dieux de l'Olympe contre les Titans, en une longue guerre aux multiples rebondissements appelee la Titanomachie, fut condamne par Zeus a soutenir eternellement la voute celeste sur ses epaules. Cette image superbe illustre le tout nouveau poeme du poete immense Le Marginal Magnifique, qui, en un ego trip aux jeux de mots saisissants dont il a le secret, se raconte, lui et son destin de poete. Le parallele est fait avec Atlas car il se sent trop faible pour soutenir sur ses epaules, lui qui est sensible, toutes les inepties et cruautes du monde. Le poeme porte donc le titre evocateur de "Le Titan titubant". Encore un immense poeme qui asseoit LMM comme grand poete de son epoque, dont le nom sera retenu par les generations futures !


Je n'ai pas la candeur du géant Atlas
Pour soutenir sur mes épaules lasses
Les ignominies sépulcrales d'ici-bas
Dur monde à faire chialer les anges
Je ne peux relever seul le challenge

Bien trop vieux pour être angoissé
On me dit parfois que je suis blasé
Mais en fait personne ne me cerne
Mises à part mes nuits d'insomnie
Et si toutes mes larmes sont taries
Mon âme est très loin d'être trahie

Je ne suis qu'un pauvre littérateur
En vrai une espèce de Littré raté
Je ne verse pas dans la concession
Plutôt des larmes de sang à foison
Mon verbe est triste les mots filent
Je pratique une poésie d'hémophile


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