29/05/2016

33 Compagnons fugaces

  
Cette tres belle et poetique image montre la silhouette d'un homme et de son chien qui se tient pres de lui. L'homme semble contempler le ciel et l'horizon tandis que le chien est tourne dans la direction de son maitre. A cote des deux silhouettes, sur la gauche, se trouve celle d'un arbre. La scene prend place a la fin ou denut du jour, c'est la penombre, l'horizon se teinte legerement de jaune. On aurait tendance a croire qu'il s'agit du crepuscule a cause de la faible intensité lumineuse. Cette superbe image épuree acommpagne le trs beau nouveau poeme du Marginal Magnifique intitule "Compagnons fugaces" dans lequel l'immense poete culte rend hommage au animaux domestiques, ces compagnons a quatre pattes qui partagent notre vie et qui disparaissent trop tot, laissant derriere eux un vide et une peine immense. L'auteur insiste sur le fait que les souvenirs sont bien peu de choses compares a la tristesse de les avoir perdus. Le poeme a aussi une portee metaphysique puisqu'il invite le lecteur a une reflexion sur la mort et le renvoie  a sa propre condition, lui rappelant qu'il n'est pas davantage que ces pauvres animaux, c'est-a-dire de la matiere. Ainsi Le Marginal Magnifique interroge sur le sens même de la vie et de ce qu'il y a apres. Magnifique poeme tres emouvant et riche de sens !


À mes fidèles amis partis trop tôt et à tous leurs semblables dont je n'ai pas partagé l'existence : reposez en paix.

Nos compagnons à quatre pattes se suivent
Miroirs de la vie humaine à échelle réduite
Ici-bas êtres comme choses sont périssables
De nos souvenirs ne reste que futile collier
Et l'abyssal lagon de nos yeux pour pleurer

Nos compagnons à quatre pattes se suivent
Leurs fins incongrues se ressemblent toutes
Les joies passées sont maigres consolations
De nos souvenirs ne reste que froide chair
Et l'abyssal lagon de nos yeux pour pleurer

Nos compagnons à quatre pattes se suivent
Bassets après terriers bâtards après teckels
Telles saucisses au four ils grillent à la file
De nos souvenirs ne reste que fine cendre
Et l'abyssal lagon de nos yeux pour pleurer


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33 commentaires:

  1. C'est toujours trop tôt lorsque on perd un ami, mais des nouveaux prennent le relais... c'est l'éternel recommencement :)
    Bien écrit, comme toujours, bravo !
    Bon dimanche MM :)

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    1. Tout est "éternel recommencement" ! Le "relais" est pris, oui, mais un ami n'en remplace pas un autre et la tristesse demeure.

      Bon dimanche à toi.

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  2. Eh cher Marginal vous envoyez du lourd là, pour votre « avant-dernier poème de la saison 2015-2016 » ! Je ne vais pas être trop long, car ce beau poème « élégiaque » ne se prête pas trop aux vannes foireuses. Une fois de plus vous avez su trouver les mots justes pour exprimer un sentiment partagé par beaucoup. C’est vrai qu’on ne les oublie pas ces « Compagnons fugaces », et la disparition de chacun est vécue comme quelque chose d’injuste, d’injustifiable, d’inacceptable. Et comme vous le dites ça nous renvoie à notre propre mortalité, avec cette différence que peu d’entre nous mourront immaculés, alors que nos compagnons à quatre pattes n’ont rien fait de mal pour quitter si brutalement cette vie qu’ils aimaient tant… Beau poème en tout cas, digne de prendre place à la suite de Islero mon héros ou de Rêves canins.

    Juste une question quand même : pourquoi vous imposez-vous une pause poétique chaque année ? L’été est une saison sympa pour poster des poèmes funs…

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    1. Je suis content que ce poème trouve écho en vous, cher Laconique. Mais je n'en attendais pas moins d'une nature sensible et fine telle que la vôtre, nature qui s'exprime souvent dans vos articles délicats et élitistes publiés sur votre fameux goût des lettres. Ce que vous dites de mon texte me laisse penser que vous-même connaissez les affres de l'"injuste", "injustifiable", "inacceptable" perte d'un animal aimé.

      Concernant ma pose estivale, vous avez raison, l'été se prête bien à envoyer des trucs drôles et sympas, mais j'ai besoin de laisser tomber un peu le net afin de mieux revenir ensuite. Parfois ça me gonfle d'être collé devant un écran. Vous savez à quel point j'aime me sentir libre ! Mais rien n'est figé, il n'y a aucune règle et si je ressens l'envie de publier pendant l'été alors je le ferai. D'ailleurs, l'an dernier, j'avais surtout était prolifique en juillet, davantage que dans les mois qui précédaient. Vous souvenez-vous par exemple de "Bel été" ?

      Bon, en tout cas, je pondrai encore un poème avant cette pose...

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    2. Je me souviens bien de Bel été. Je l’ai relu et il tient la route : « Vouloir juste redevenir têtard »… Sinon, je parlais de « pause » poétique et non de « pose » poétique. S’il y a quelqu’un qui ignore la pose, c’est bien vous cher Marginal !

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    3. Exact pour la "pause", en l'écrivant je n'avais d'ailleurs pas la conscience tranquille. Mais dans le feu de l'action j'ai laissé filer et il me semble que j'ai fait la même erreur dans ma newsletter. Une telle négligence n'est pas digne de moi et vous avez raison de mettre le doigt dessus, cher Laconique !

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  3. C'est une poésie sur un chien qui m'a éveillé à la poésie...

    El papet

    Le chien a regardé son maître, a remué
    Une dernière fois sa pauvre vieille queue,
    Puis est mort. C’était l’heure où, sous la voûte bleue,
    Comme un flambeau qui sort d’un gouffre, Vénus luit ;
    Et j’ai dit : D’où vient l’astre ? où va le chien ? ô nuit !


    Victor Hugo

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    1. Eeeeeeeeeeeeeeel Papet ! Le seul, l'unique !

      Oui, oui, je connais très bien ce poème de Hugo dont tu cites les vers finals, c'est très beau.

      Un peu dans le même style, avec portée métaphysique, il y a aussi le superbe "La Mort du loup" de Vigny qui est une de mes références.

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  4. Toi l'animal,toi l'être en toute innocence,toi mon compagnon,l'animateur pour un temps de mon existence,es-tu pourtant l'éveilleur de ma conscience,nul hasard en ces jours,ta rencontre est le voeu de mon amour,mon âme soeur elle -même reconnaît la valeur de ta présence,toi l'animal,toi l'être en toute innocence,tu es la vie,l'enfant des énergies,par toi s'évalue notre compassion,l'éminente vérité de notre pardon.

    Très bon week-end à toi Le Marginal.

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    1. Oui, l'animal est notre frère sur cette terre !

      Très bon week-end également.

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  5. Un poème bien émouvant qui, pour moi, sonne comme un hommage car nous venons de perdre notre fidèle petit compagnon à quatre pattes qui a partagé bien des années de notre vie et son absence est aussi lourde que notre peine. Il reste les souvenirs et un grand jardin vide où il me semble voir sa petite silhouette se promener. Merci pour ce si juste poème élégiaque tout en sensibilité qui met en lumière ces vies trop courtes qui font partie de notre histoire et qui enrichissent la nôtre.

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    1. C'est bien de cela qu'il s'agit : un hommage, à ceux que j'ai connus, qui ont partagé ma vie, et aux autres.

      Tout semble vide après la perte d'un être cher, si petit soit-il. Et la place qu'il tient dans notre existence, elle, est immense, de même que la tristesse que nous cause sa disparition.

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  6. Je sais. Je connais cette peine là. Mais quand on les a rendu heureux c'est une petite consolation. Bonne soirée.

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    1. Il y a tant de malheureux que c'est effectivement une "consolation" d'en avoir rendu au moins un "heureux" !

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  7. Un pote poète7 juin 2016 à 19:57

    Avoir un ami chien
    N'est pas rien
    Plus fidèle qu'un humain
    Ne mord pas votre main
    Qui ne connait pas ce fusionnel lien
    Ne peut comprendre comme c'est bien
    Le Marginal est un poète au grand coeur
    Sait le mal de la perte de ce bonheur
    Mes potes le chien et le chat, ici
    De les mettre à l'honneur le remercient
    Car leur courte, innocente et aimante vie
    Vaut bien qu'un poème on leur dédie.

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    1. OK, mon poète poète. Tu sais toujours compléter par tes vers les miens. Et on se comprend !

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  8. J'ai un chat et c'est dingue ce qu'il est intelligent et malin. J'espère qu'il vivra au moins 2O ans. Il parait que c'est possible pour les chats. Un salut de moi avant que Joss the boss aille bosser.

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    1. Bosse the boss, mais pas trop quand même, c'est mauvais pour la santé ! Longue vie à ton chat...

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  9. Bonjour. Les mots et les sentiments de votre poème me touchent beaucoup, comme tous vos poèmes d'ailleurs sur les animaux. C'est si juste ce que vous écrivez et tous ceux qui ont, ou ont eu un animal se retrouveront dans ces lignes qui montrent la force de l'attachement que l'on a pour lui. A quatre pattes ou à deux pattes, ils le valent bien. Ceux qui ne les respectent pas en tant qu'êtres vivants et sensibles, ne méritent que mépris. Avec toute mon estime.

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    1. Bonjour. Ce que vous écrivez est juste aussi ! Je vois qu'on se comprend.

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  10. "L'abyssal lagon de nos yeux pour pleurer", je suis jalouse de ce vers magnifique qui exprime à la perfection le blues noir du deuil.Dans ma culture on fait grand cas des hommes et on bouffe les animaux.Cependant il y a deux ans j'ai accepté de prendre un chat à la demande de mes enfants, et bien sûr c'est moi la plus raide dingue de lui!Si un jour il meurt, ce qui est impossible vu qu'il est immortel,je serai une madeleine et je me réciterai ton poème!

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    1. Ah ah, il n'y a que quand on a un animal qu'on comprend ! Et comme tu es une grande sensible et quelqu'un de bien je ne doute pas un seul instant que tu sois devenue "dingue de ton chat".

      Et je te remercie pour le compliment au sujet du vers qui clôt chaque strophe, j'ai essayé de ne pas le rendre trop lourd, tout en lui donnant du poids.

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  11. Magnifique.
    merci pour ce poème où reviennent en mémoire ceux qui furent les amis, frères, ou enfants et qui accomplirent a nos cotés leur cycle de vie.
    Ils son irremplaçables, et dans nos cœurs leur place demeurera gravée jusqu'au moment de notre ultime initiation.
    Heureusement, de nouveaux compagnons viennent a leur tour partager leur amour, et cette relation unique qui font d'eux des Êtres exceptionnels.

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    1. Dans nos cœur pour cette vie et celle d'après !

      Merci pour ce commentaire et à bientôt.

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  12. Ils sont au paradis des animaux. C'est sûr il existe. Leur bon regard continue de briller ailleurs. Beaucoup de souvenirs par ce poème.

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    1. Je sais pas s'il existe, ce "paradis des animaux", mais, ce qui est sûr, c'est que si effectivement il y a un paradis, ils y auront plus droit que nous.

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  13. Ca me rappelle que j'ai chialé comme un môme quand nous avons perdu notre vieux matou de presque 20 ans. Il a fallu en reprendre un autre car le vide était trop grand. J'espère qu'il se fera aussi vieux. Avoir un chat c'est génial. Solidairement vôtre.

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    1. Chat ou chien, chaque animal a sa personnalité et laisse un immense vide au moment où il part.

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  14. On les pleure comme des amis chers et ce beau poème me fait venir les larmes.

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  15. Je m'appelle Noisette à cause de ma couleur. Je suis un lapin nain de 2ans beaucoup choyé, et Marine dit que je suis très intelligent, calin, malin, elle me trouve toutes les qualités et même que j'arrive en trottant quand elle m'appelle. Elle me brosse et j'adore m'endormir dans ses bras ou allongé sur le canapé quand elle regarde la télé. Merci à Monsieur le Marginal de penser à nous et je suis tellement gaté que j'espère vivre très longtemps pour ne pas faire du chagrin à Marine.

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    1. T'as l'air gentil, Noisette ! Pas du genre à les casser, les noisettes.

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  16. Quel texte touchant qui me fait monter les larmes aux yeux car il éveille bien souvenirs à moi qui a toujours eu des animaux, merveilleux compagnons innocents et pleins d'amour avec leur bon regard.

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