30/09/2012

54 Consommateurs


Cette image est une photographie d'une des oeuvres de l'artiste américain Duane Hanson, sculpteur du courant de l'hyperréalisme. Son art représente une critique permanente de la société-type américaine. Il traite ses « sujets » avec tact, compassion et sympathie en mettant en évidence leur fragilité, leur résignation et, souvent, leur désespoir. L'oeuvre en question s'intitule "Supermarket Lady", créée en 1969-1970 et exposée au Musée d'Art Contemporain Ludwig-Forum d'Aix-la-Chapelle. Sculpture en polyester et fibre de verre et réalisé à partir de modèle vivant, cette sculpture mêlant pop art et hyperréalisme fut terminée en 1969 mais présentée au public seulement en 1970. Les matériaux utilisés pour cette œuvre d'environ 166 cm sur 70 cm, sont très différents : métal,papier et plastique,fer, et de vrais vêtements, en plus de la structure de base énoncée plus haut. Contrairement à l'époque de Rodin (1840-1917) à qui l'on reprocha en 1877 d'avoir moulé L'Âge d'airain à partir d'un être vivant, ce qui visait à discréditer l'auteur en le traitant de falsificateur, les critères ont changé depuis les années 1960. C'est ainsi que relever les formes du mannequin fait partie de la conception de l'art de Duane Hanson. Comme Rodin, il cherche l'essentiel directement observable au quotidien et naturel.Cette œuvre est représentée en grandeur nature.Elle représente une femme américaine qui consomme beaucoup remplissant son caddie.  En Europe occidentale, il est assez improbable de croiser une ménagère portant des bigoudis et des chaussons et poussant un caddie, mais aux États-Unis, un tel personnage fait partie du quotidien, d'où son caractère « réaliste » dans ce contexte culturel et social. Cette œuvre traduit les symboles de la société de consommation en 1970. On note cette ménagère américaine issue de la petite Amérique qui a le regard vide, elle achète pour noyer le complexe de la pauvreté. Il ne faut pas oublier que la consommation est le marqueur de la réussite sociale. Cette œuvre est une critique de l'American Way Of Life.  "Supermarket Lady" est aussi intitulé "Caddie". La sculpture est composée de résine de polyester, Elle porte de vrais vêtements et la structure a été moulée directement sur le corps du modèle avec des bandes de silicones dans lesquelles il coule de la résine de polyester, elle permet des reproductions détaillées. Supermarket Lady est peinte avec de la peinture acrylique, tous les petit détails sont représentés (exemple: les veines). Il ajoute de vrais cheveux et des yeux de morts. La structure est grandeur naturelle avec des os de morts. Cette sculpture représente une femme grosse avec des bigoudis. Elle fume et pousse un caddie qui est rempli de nourriture (produits issus de l'industrie agroalimentaire). Cette "supermarket lady" illustre la société américaine des années 60. Avec l'apparition du supermarché, la ménagère achète tout au même endroit et le caddie a remplacé le panier. Il est aussi possible d'envisager le rôle de l'automobile qui permet de tout transporter. Duane Hanson porte un regard critique sur la société de consommation et sur l'American Way of life (mode de vie américain). Duane Hanson s'est fait remarquer à travers ses sculptures originales à partir des années 1970 en pratiquant un réalisme extrême qu'on a nommé hyper-réalisme.  Supermarket Lady est l'oeuvre la plus connue de Duane Hanson, C'st une oeuvre simple, mais extrêmement forte par son hyperréalisme et le questionnement qu'elle suscite chez le spectateur en le renvoiyant à lui-même. Cette photo illustre le poeme "Consommateurs" du Marginal Magnifique qui exprime ici au passage son goût pour l'art contemporain. Dans ce poème composé de trois strophes de trois vers, le brillant poete met en exergue la vanité de la vie moderne en société, rythmée de plaisirs futiles et conditionnés par cette société et le consummerisme poussé à outrance. Comme la sculture de Hanson, le poeme du Marginal Magnifique s'impose comme un constat froid et klucide et suscite le questionnement plus qu'il ne donne de leçons ou offre de solution péremptoire. La grande force de ce poeme est qu'il n'est donc nullement moralisateur, tout comme l'image avec laquelle il est associé. Encore une grande réussite du Marginal Magnifique !


Faire les courses
Payer les factures
C'est donc pour ça qu'on jouit

Se payer des merdes
Sans aucune utilité
C'est donc pour ça qu'on est là

Regarder la télé
Tremper son biscuit
C'est donc pour ça qu'on vit


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54 commentaires:

  1. Nous nous laissons influencer par notre Ego, qui se laisse convaincre par la Société: entourage et marketing...et pour ce qui est de tremper son biscuit: il faut bien que le genre se reproduise, c´est la loi de l´Univers; même si avec le genre humain, il n´a pas créé la meilleure perle :-)
    Bonne soirée, bisous Ismeralda

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    1. Mais du coup tout cela a-t-il un sens ? L'homme est un animal conscient de sa place dans l'univers : peut-il se satisfaire d'être un consommateur pour vivre, sans autre but, avec la mort pour seul horizon ?

      Bonne soirée :-).

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    2. LMM, va voir du côté des vidéos sur les EMI/NDE. Ici, ce n'est pas du tout la fin ! (crois-en ma vieille expérience)

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    3. Les documentaires sur le NDE et ce qui s'y rapporte constituent un domaine intéressant, mais nous laissent finalement sans certitudes je trouve. Au mieux cela entretient-il l'espoir chez certains...

      Mais selon tes bons conseils j'essaierai d'approfondir le sujet !

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    4. A la différence que :
      -je vis une Kundalini depuis longtemps
      - 12 phénomènes paranormaux à l'appui
      -et un dédoublement spontané qui te propulse de l'autre côté du miroir. MAAgnifique et totalement Maarginale, comme sensation !
      L'Univers est fait de plans, je t'assure !

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    5. Je n'ai encore rien expérimenté de mystique ni d'ésotérique. Le concret s'impose lourdement dans ce monde !

      Mais je ressentirais volontiers ces sensations "MAAgnifique et totalement MAArginales" dont tu parles avec tant de verve...

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  2. Avec l'âge on s'assagit, tu verras.... bonne journée

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    1. On s'assagit ou on se résigne ? Je pense que ce sont deux choses différentes.

      Bonne journée.

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  3. y a que tremper le biscuit qui fut bon...cette expression est un délice...

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    1. Oui, cette expression me plaît aussi, elle est parfaite ! Et je sais que la Brebis se régale avec ce genre d'allusions, malgré ses airs de ne pas y toucher ;-).

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    2. Le pire est que je n'y touche plus...j'ai une aversion pour le sexe, qu'il soit hétéro ou homo...J'ai tellement tout essayé ! Un gros chagrin d'amour des familles, et tu tournes la page...Bon si toi, tu veux fonder une famille, c'est autre chose...Cela dit, cela n'empêche pas d'être coquin ! Au contraire !

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    3. "Tout essayé"... Je n'ose imaginer ! Mais peut-on vraiment tout essayer ? Je crois que ce domaine n'a de limites que la perversion humaine, et comme celle-ci n'a pas de limites justement...

      Mais, du coup, je comprends ton aversion : finalement tout ça se répète, c'est assez pauvre, mieux vaut tout arrêter qu'escalader dans le hard, repousser les frontières :-). Et au fait DSK, comment il fait ? Il se lasse, lui ?

      Et puis tu as tout à fait raison : "cela n'empêche pas d'être coquin" !

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    4. Tu as raison, c'est en effet un puits sans fond...n'imagine pas, il vaut mieux. effectivement, les frontières sont extensibles, et ensuite ! Ca te barbe ! Tu as 33 ans, c'est l'âge d'un certain déclic, c'est la fin exacte de la vraie jeunesse. Je te le jure, je l'ai perçu d'une année sur l'autre. Et les autres aussi, mon succès s'est effondré ! Ah ah, ah !

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    5. Ah, pourquoi trente-trois ans ? Je crois que le déclic intervient pour chacun à un âge différent. Mais c'est vrai que le chiffre trente-trois avec la mort du Christ à cet âge est chargé symboliquement et peut faire peur à l'agneau mystique que tu es. Tu te considères peut-être un peu comme un messie...

      Après trente ans et même avant on décline, c'est certain, l'organisme commence une lente régression à tous les niveaux. Pour moi c'est derrière, je suis déjà lancé sur la pente descendante, mais je suis encore là !!! On verra ce que la suite réserve...

      Je suis sûr que tu es encore une "Star" ! Tu as quel âge ? la quarantaine ? Ce n'est pas vieux...

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  4. et LMM a réussi, après le biscuit, a caser CON et VIT...c'est conscient, non ?

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    1. Même pas !!! Mais heureusement que des esprits mal tournés veillent :-).

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  5. Bonjour
    Me revoilà, j'étais en panne de connexion.
    J'aurais trop à dire. Je sens que je mettrais à râler. Ce matin on reste zen.
    Bonne journée
    Marie-Pierre

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    1. Le retour ! Oui, essayons de rester zen pour débuter la semaine :-).

      Bonne soirée.

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  6. Il est vrai que le quotidien peut souvent paraître pesant par l'ennuyeuse routine qu'il engendre et que ce texte désabusé cerne judicieusement. Mais on peut aussi y trouver un certain confort, les habitudes étant également sécurisantes, et y insérer des plaisirs et distractions qui en rompant la monotonie donnent du piment et un sens à la vie. Face à la lassitude, opposons des centres d'intérêt, pour ne pas donner trop d'emprise aux méditations existentielles.

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    1. Le sujet principal du texte n'est pas vraiment la lassitude et la routine de l'existence, même si apparemment il peut être interprété comme cela, selon la sensibilité de chacun.

      Le poème traite plutôt du consumérisme outrancier, c'est à dire de la société de consommation qui tend à imposer, notamment à travers les publicités, la télévision, et presque tout finalement, la consommation toujours plus frénétique, que ce soit de biens, de sexe ou d'autres choses, comme l'unique but de la vie, le seul moyen de parvenir au bonheur. Ce qui est évidemment une aberration...

      D'un point de vue plus général, ce thème pose bien sûr la question du sens de la vie.

      A bientôt.

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  7. Le corps doit-il d'abord jouir,avant de voir cette autre importance,
    le bonheur de son âme,
    qu'il jouisse sans fin et sans crainte des lendemains,pourvu qu'il ne connaisse l'excès,
    salut à toi et bonne après-midi.

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    1. Que le corps jouisse, mais que son propriétaire n'en fasse pas une fin en soi !

      Bonne soirée.

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  8. J’aime bien la dernière strophe, qui résume bien les choses ! C’est surtout le travail le problème… Car après tout, ce n’est pas désagréable de se payer des merdes de temps en temps et de tremper son biscuit… C’est vrai que toute cette agitation pour si peu de choses, cela peut sembler un peu vain. La vie n’a pas de sens, nous ne sommes pas les premiers à nous en apercevoir. Reste à lui en donner un nous-mêmes, mais pour un esprit lucide et intègre comme le vôtre, je comprends qu’il est pénible de s’auto-illusionner toute une vie durant. Vous êtes trop lucide, Marginal, ça vous empêche de vous réjouir béatement avec le vil troupeau, mais au moins ça nous donne de bons poèmes !

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    1. Oh, Laconique, ne me parlez pas du travail en ces termes, c'est trop facile, vous savez que vous allez susciter mon adhésion immédiate avec de tels propos !
      Se payer des merdes n'est pas désagréable ni tremper son biscuit, mais qu'on nous mettre dans la tronche que c'est notre destin et le but de notre vie est quand même réducteur non ? Là on touche carrément au problème de la liberté individuelle.

      Je loue votre optimisme à toute épreuve, cher Laconique : la vie n'a pas de sens effectivement. Elle n'a d'autre but qu'elle-même, ne tend qu'à se préserver et se perpétuer.

      Cependant, comme vous le dites, il nous appartient de mettre des oeillères et de lui en trouver un, tout en sachant qu'il n'est qu'illusion. Comme ce choix est le nôtre, autant donc qu'il soit noble et réfléchi, non imposé.
      Et pour ce qui est du vil troupeau, je pisse à la raie de chacun de ses membres, cher Laconique :-).

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  9. L´Homme se dit : animal intelligent...mais l´intelligence est toute relative; c´est pourquoi un petit nombre manipule un grand nombre :-)
    Bonne soirée, bisous Ismeralda

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    1. A force d'être intelligent, l'homme en devient le roi des cons...

      Bonne soirée.

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  10. Dieu merci, rien ne nous empêche d' utiliser ces gadjets que les médias nous jettent comme un moyen de s' adapter et non comme un but, ni de tremper notre biscuit dans du champagne et amoureusement. Tant que nous aurons accès à la vraie beauté et aux personnes exceptionnelles, je regarderai la société de consommation avec recul et compassion!

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    1. Disons qu'à la base tous "ces gadgets", comme tu dis, sont là pour améliorer notre confort, mais la frontière est mince entre confort et dépendance et manipulation. De quoi avons-nous vraiment besoin ? Qu'est-ce qui nous rend vraiment heureux ? Peut-être devrions-nous nous poser les bonnes questions, avec recul...

      A bientôt :-).

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  11. PS: cette illustration est assez jolie, qu' en pensez vous?
    http://photo.europe1.fr/divertissement/musique/05.03.saez-pochette-album-j-accuse-151580/1843504-1-fre-FR/05.03.Saez-pochette-album-J-accuse_scalewidth_300.jpg

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    1. Oui, pas mal : je connaissais et l'album qui va avec ;-).

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  12. Quand le sage vit de peu mais bien,heureux en son être,sans autre envie ou désir,que s'emplir sans cesse de la connaissance,
    très bonne après-midi à toi.

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    1. Exact :-). Comme dirait Alain Souchon : "On nous fait croire que le bonheur c'est d'avoir de l'avoir plein nos armoires".

      Bonne soirée.

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  13. Si on a la "chance" de vivre en "campagne"
    on peut se passer souvent de faire les courses./
    La Nature est si généreuse à qui sait se contenter de l'essentiel...

    Bon début de semaine à toi
    Anne

    PS cruelle la photo :)

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    1. Merci pour ce commentaire. C'est vrai qu'à la campagne on échappe un peu aux tentations, aux injonctions devrais-je dire, de la société de consommation. Mais n'oublions pas qu'elle a inventé des moyens pour s'introduire chez nous et nous rappeler à elle, comme la télé par exemple :-).

      L'image est une photo d'une sculpture hyperréaliste de l'artiste américain Duane Hanson, intitulée, à juste titre, "Supermarket Lady". Elle constitue une critique de l'American way of life, ainsi que de la société de consommation.

      Bonne journée !

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  14. Je n'avais pas vu les choses sous cet angle...tu as perdu ton âme d'enfant et c'est dommage...il est des achats que je fais qui sont loin d'être inutiles et qui me procurent un vrai plaisir. Et, je n'évoque en rien le père-noël ici! Un voyage, un livre "sextraordinaire"...(éclats de rire!) à+, C.

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    1. Mon âme d'enfant est encore là (un peu). Mais avoir une âme d'enfant n'équivaut pas à consommer, ou alors c'est que la société de consommation a trop bien réussi son boulot... et c'est triste !

      (Bon, la seule exception concerne, c'est vrai, les livres Sextraordinaires.)

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  15. l'enfant est un consommateur! c'est juste qu'il utilise le porte monnaie de ses parents....Mais, quel émerveillement lorsque je les vois jouer aux playmobils par exemple, se raconter des histoires...j'ai des souvenirs en pagaille...qui me tiennent chaud en dedans! Mets un peu de rose sur ton coeur...tu verras...
    Bonne soirée, Charlotte....l'empêcheuse de tourner en rond...rires!

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    1. Oui, moi aussi je me régalais avec les jouets, j'étais le roi ! Mais il y a plein d'autres façons de se régaler. Comme dirait Souchon : "Aïe on nous fait croire / que le bonheur c'est d'avoir / de l'avoir plein nos armoires".

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  16. Achète,achète dit la fourbe publicité avec son faux sourire !!,
    si elle savait comme on s'en fout,
    le vrai bonheur ne l'a pas attendue,
    très bonnes fêtes de fin d'année à toi Le Marginal.

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    1. Retrouvons l'essentiel loin du système capitaliste ! Bonnes fêtes également.

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  17. Essayons quand même de prendre notre pied là où on le trouve. Soyons des consommateurs profiteurs. En donnant des plaisirs à notre vie on lui donne un sens. Qu'en pensez-vous ?

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    1. J'en pense que plaisir ne rime pas forcément avec consommation et que ça arrange bien ceux qui en tirent profit de nous faire croire le contraire. Toutes les merdes qu'on voit à la télé et sur des affiches sont censées nous rendre plus heureux, mais ce n'est qu'un leurre, le vrai bonheur est ailleurs.

      À bientôt.

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  18. Là avec les fêtes on est en plein dedans, grande bouffe et cadeaux à gogo, c'est le porte-oseille qui se régale pas. Bonne journée Le Marginal.

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    1. Salut, Tony, et merci pour ton passage ici.

      Effectivement en ce moment on est dans une période de surconsommation : heureusement subsiste un semblant de magie de Noël liée à l'enfance !

      À bientôt.

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  19. Oh là Le Marginal triste constatation du quotidien. Rêvons plutôt à une réalité meilleure et ne réfléchissons pas trop. Jouissons tout simplement. Salut.

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    1. Éh, je suis d'accord, Julien, "ne réfléchissons pas trop" ! Mais le problème c'est qu'il y en a qui réfléchissent pour nous et nous mènent en bateau...

      À bientôt.

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  20. bonsoir
    tu as très bien résumé notre étroite existence :
    -bouffe
    -achats compulsifs
    -télé
    -sexe
    -travail (à discrétion)
    -loisirs (quand on peut)

    la vie est singulièrement répétitive, il n'y a pas de place pour l'originalité, la fantaisie sensées ouvrir l'esprit, nous sortir du train-train habituel en poussant les murs de notre prison : la vie!

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    1. Salut Nicole,

      Effectivement c'était le but de résumer l'existence d'un consommateur !

      Mais il n'y a pas de fatalité, cette "prison" de la consommation effrénée est celle créée de toutes pièces par un système capitaliste.

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  21. Je suis tout à fait d'accord avec toi, mais quel sytème politique refuserait
    une expansion économique ?

    Dans la devise : "liberté, égalité,fraternité " deux mots sont en harmonie :
    égalité et fraternité, mais la liberté fait bande à part..... elle mettra toujours les pieds dans le plat des deux autres.
    amitiés

    Nicole Oliver

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    1. Je savais qu'on était fait pour s'entendre ! "Expansion économique", "expansion économique"... Hum, on peut pas dire qu'on y soit actuellement !

      Juste on nous prend pour des cons. Pour résumer le système : on donne sa vie en un travail pour gagner du fric qu'on dépense dans des produits censés assurer notre bonheur mais qui au fond ne nous servent à rien pour la plupart. La boucle est sans fin, le désir jamais satisfait, le bonheur jamais atteint et l'absurdité et le non sens dominent.

      Bref, on est pris pour des cons !

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  22. Nous sommes des cons, car nous ne sommes pas obligés de prendre dans leur panneau, mais l'économie politique est une science bien compliquée : si l'on veut que le travail reprenne en augmentant les salaires, en faisant en sorte que les gens reprennent goût au travail,
    les "chevaux de l'inflation" galoperont à nouveau . et la valeur de la maison doublera de valeur parce que l'économie était arrêté au moment de son achat qui avait été obtenu pour une somme dérisoire.
    Il va sans dire que ces périodes d'inflation/déflation sont intéressantes
    pour ceux qui veulent gagner de l'argent en restant couchés, et surtout posséder des biens dont on n'a pas l'utilté dans l'immédiat.pour pouvoir
    acheter/vendre au moment propice.

    salut à toi le magnifique

    Nicole Oliver

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    1. Tu vas trop loin pour moi, je ne suis pas économiste et ne me risquerais pas à entrer dans une analyse basée sur "l'économie politique".

      Néanmoins, je crois que tu vois juste : le gens n'ont plus "le goût du travail". Et ça se comprend ! Se tuer à la tâche pour obtenir à peine de quoi vivre tandis que ceux qui tiennent les rênes se goinfrent, c'est pas très motivant. Puis le travail a perdu tout sens en des ramifications complexes, il n'a plus d'intérêt sinon celui de gagner du fric...

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  23. Nous somme les pauvres marionnettes de la surconsommation manipulés par les riches (pléonasme) multinationales.
    Bonne journée MM. Bises.
    :)

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