18/06/2015

66 Le dais du ciel


Cette image montre simplement un ciel d'un bleu sombre constelle d'etoiles, si sombre qu'il est noir par endroit. Cette voute celeste est traversee par une etoile filante qui l'illumine davantage que les autres étoiles. Cette photo sobre mais puissante illustre a merveille le poeme "Le dais du ciel" du Marginal Magnifique dans lequel le grand poete moderne exprime sa souffrance existentielle qui au fond est celle de tous les hommes : temps qui passe trop vite et qu'on voudrait retenir, souhait de profiter de chaque instant pour retenir le temps et l'optimiser mais incapacite de vivre plus intensement. L'mmensite de la voute celeste de l'image renvoie a la petitesse de l'homme face a l'univers immuable et l'etoile filante est une allegorie de la vie humaine qui file dans cette froide immensité.Un grand poeme métaphysique, dont le tour de force repose sur sa simplicté à aborder des thèmes profonds, universels et eternels !


J'ai la conscience aiguë du temps qui passe
Une véritable obsession de tous les instants

Je me dis qu'on pourrait claquer net demain
Alors l'existence prend une autre coloration

Les nuages sombres altèrent le dais du ciel
Je les chasse mal à coup d'idées artificielles

Profiter de tout moment une théorie du vent
On oublie vite ces conneries en pleine action

Je rêverais de vivre encore plus intensément
Mais impossible finalement pas de solutions

Le pire je n'ai rien inventé ni même découvert
C'est la trop classique souffrance existentielle

Les choses suivent leur cours et à leur rythme
On est incapable de forcer le flux des éléments

Tracer son chemin être de passage rien de plus
Advienne que pourra qui vivra verra et crèvera


N'oubliez pas de commenter ce poème et de le partager en utilisant les boutons ci-dessous !

66 commentaires:

  1. Bingo! L'essence d' un poète c' est décidément la conscience de l' impermanence de l'être, magistral magnifique texte philosophique et spirituel, j'adhère et j'adore!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup, chère Orfeenix. Je n'ai que trop conscience de l'"impermanence" de mon être et de ma dérisoire existence. On devrait tous avoir cela en tête, ça éviterait pas mal d'ennuis. Content que ça te parle aussi.

      Supprimer
    2. "j'adhère et j'adore", et j'admire...orfeenix boude...

      Supprimer
    3. J'ai effectivement remarqué que vous n'étiez plus copains comme cochons (cochonnes ?) et cela n'a pas pas manqué de susciter chez moi maintes interrogations et hypothèses.

      Supprimer
  2. Réponses
    1. Un joli mot qui se passe de commentaires et qui à lui seul est tout un poème.

      Supprimer
  3. Good post. I learn something totally new and challenging on websites I stumbleupon everyday.
    It's always interesting to read through content from other authors and practice
    a little something from other websites.

    Take a look at my web site: Fantage membership Hack 2015

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ton intervention, mais tu spammes trop, garçon !

      Supprimer
  4. I just couldn't depart your website before suggesting that I actually enjoyed the standard
    information a person provide on your visitors? Is gonna be back steadily
    to inspect new posts

    My site: Click Here

    RépondreSupprimer
  5. Hé bien, vous changez votre manière, cher Marginal ! Moins de jeu sur les sonorités, et une dense réflexion sur la nature humaine et cette vie qui nous file entre les doigts. J’apprécie, j’apprécie ! C’est très juste, bien exprimé, et ça rejoint la vocation originelle de la poésie qui est de fixer de manière concise et frappante des faits dignes d’être mémorisés. Le Marginal se fait humble, et l’effet produit fonctionne parfaitement : le lecteur est touché sans être brusqué, interpellé par rapport à son propre vécu. Je ne vais pas revenir sur le fond, car vous avez tout dit mieux que je ne saurais le faire (un seul vers vaut mille lignes de prose…). Je sais que vous avez plus d’un tour dans votre sac cher Marginal, et que vous me surprendrez encore à l’avenir, modulant diverses harmonies sur votre lyre. Mais là en tout cas, comme souvent, votre intuition et votre sens des nuances ont fait mouche, et peut-être que ce poème existentiel et cosmique rejoindra celui de Parménide ou les fragments d’Héraclite, et témoignera aux âges à venir que par-delà les viles circonstances et les multiples contingences, l’antique interrogation humaine face à la fuite du temps reste inaltérée !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous vous faites vous-même dense et concis avec ce commentaire d'un bloc que vous me livrez, cher Laconique ! C'est bien et suffisant, ne nous perdons pas en de vains mots et, à l'avenir, je souhaite que nos échanges sous nos publications respectives tendent vers toujours plus de concision, car nous perdons l'essence même du commentaire sur le net qui se veut bref et instantané. Je vous remercie donc pour votre commentaire, cher Laconique, et n'en rajoute pas.

      Supprimer
  6. C'est vrai, il faut profiter au max. Le temps passe trop vite. C'est un bien joli poème comme une leçon.
    Bonne journée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ton commentaire, Mag.

      Le temps passe très - trop - vite, oui. Reste à savoir ce que l'on entend par "profiter au max" maintenant. En faire son mot d'ordre peut être la porte ouverte à tous les excès...

      Supprimer
  7. Le temps nous claque trop vite entre les doigts mais il faut faire avec. Moi, j'évite de me poser des questions car comme tu le fais comprendre, il n'y a pas de réponses. Mes priorités c'est qu'aujourd'hui c'est l'été, la fête de la musique, bientôt les vacances et que la fête commence. Alors, éclatons-nous bien bien mais sans excès car comme tu dis ça peut aller loin donc comme avec l'alcool avec modération. Salut Le Marginal.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, c'est ça, on ne trouve pas de réponses à certaines questions existentielles, mais il est important de se les poser, car cela peut permettre d'accéder à une certaine sagesse.

      À part ça, tu as raison, régalons-nous ! Quant aux excès je répète ce que j'ai dit cent fois ici : le plus grand excès est de n'en faire aucun. Alors abusons : que l'alcool, le sperme (Laconique est expert dans son déversement), et toutes sortes de liquides coulent à flot de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal...

      Supprimer
    2. Que vois-je ? Je viens sur mon site préféré et je vois d’infâmes calomnies déversées sur mon compte ! Le seul alcool que je bois c’est à la messe !... Quant au « sperme », j’ai fait vœu d’abstinence tant que la situation politique ne changera pas. En tout cas Julien n’a pas tort, il ne faut pas se poser trop de questions, et je sais que vous n’êtes pas du genre à le contredire, cher Marginal. Bonne fête de la musique quand même, et qu’on ne vous ramasse pas dans le caniveau demain matin…

      Supprimer
    3. Vous êtes à l'affût, cher Laconique ! Je me doutais que j'allais vous titiller avec cette petite référence, je dirais même cet hommage, à l'opposé de toute "calomnie". Et je vous en prie, arrêtez donc de faire votre Kant, personne ne vous croit ici ! D'ailleurs, je ne serais pas surpris que vous fassiez un jour les gros titres comme DSK en son temps. Mais je vous charrie : s'il y a un homme probe et pur, loin de la fange, c'est bien vous, cher Laconique !

      Bonne fête de la musique à vous aussi. En ce qui me concerne il y a bien longtemps que je ne me mêle plus à ces manifestations grégaires de liesse collective. Voyons, vous savez bien que je suis un anachorète.

      Supprimer
  8. Que j'aime ce texte qui oscille avec une parfaite maîtrise dans l'ambiguïté, entre optimisme, pessimisme et résignation lucide et désabusée. Il m'évoque cette pensée de Pascal :"L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant". Grandeur et misère de l'homme que ta verve incisive et moderne met au goût du jour par cette réflexion empreinte d'une sensibilité originale car très personnelle ! Mais ta conscience aiguë de notre fragilité, présente au fil des lignes, nous rapelle que là est notre force et que si l'on ne peut arrêterl la fuite du temps, sachons au moins apprécier le meilleur de chaque jour. Bonne fin d'après-midi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ce complément philosophique et cultivé sous forme de commentaire : il apporte en prose de l'eau à mon moulin poétique.

      Supprimer
  9. Un pote poète21 juin 2015 à 23:34

    Et vogue l'imprévisible galère
    Dans une vie beaucoup à faire
    Pas mal de mauvais courants d'air
    Mouvementée est la croisière
    Pas toujours est d'huile la mer
    Mais sous le dais somptueux des hautes sphères
    Parfois on vit des jours très clairs
    Après l'ombre vive la lumière
    A toi mon cher confrère
    Qui m'inspirent ces vers
    Je lève ce jour mon verre
    A la santé de cette vieille terre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ok, mon pote ! J'aime quand tu mets ton grain de sel versifié ! Bravo à toi et à bientôt !

      Supprimer
  10. Réponses
    1. Pour nous tous, rois et esclaves, c'est le même bout du chemin...

      Supprimer
  11. Ah ce temps s'en faire son ami,ne le trahir de nos regrets,de trop de doutes,
    lui au service de notre amour,saura-t-il nous préparer en vue du grand examen de notre éternité,
    avec le temps tout s'en va,mais par lui tout revient,

    très bon week-end à toi Le Marginal.

    RépondreSupprimer
  12. Superbes les nouveaux t-shirts "dais" pour les hommes. Mais, et les femmes alors ? J'en ai déjà acheté deux de la boutique et ils sont vraiment super et par la coupe, la qualité du coton et le design. Alors de la nouveauté pour nous, les filles, bientôt ? Un beau bleu roi avec un motif personnalisé me conviendrait très bien. Je trouve très pertinent le commentaire de Loïc "se faire un ami du temps"; il est bon pour le moral. Bonne journée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour, Lili. Je n'ai pas oublié les femmes comme tu peux le constater ici. Merci pour le retour et à bientôt.

      Supprimer
  13. On dit que le temps bonifie le pinard. C'est pareil pour moi, je m'améliore, plus fort, plus malin, plus d'expérience quoi, il fait de moi un routard qui sait mieux tracer sur son chemin. Bonne soirée Le Marginal.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si le temps détruit, il "bonifie" aussi, c'est vrai, mais uniquement ceux qui sont assez intelligents pour apprendre de l'expérience et de l'observation. J'en déduis que tu fais partie de ceux-là, l'Idéaliste. Bonne route et à bientôt.

      Supprimer
  14. Je suis
    Je serai
    Tu es
    Tu seras
    Un instant
    Un temps
    Un rien
    Un tant
    Que sais-je?
    Si peu
    Et pourtant
    Je vis
    Et souris
    Sous
    Le souffle
    De tes mots
    Je suis
    Je serai
    Tu es tu seras....

    Douce soirée
    Bisous etoiles

    RépondreSupprimer
  15. Une
    Plume
    Dans
    Le
    Vent...

    RépondreSupprimer
  16. Qui caresse la Liberté. ...

    RépondreSupprimer
  17. La Liberté libre...
    Celle qui
    S'évade
    Du souffle expiré
    Cet instant
    Ou je me sens moi
    Et moi seule
    Au coeur
    De mon émoi
    Ce bout de Paradis
    Qui taquine
    Mes prunelles
    Quand
    Le bleu du ciel
    Envahit celui
    De mes yeux. ..

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je te sens une fois de plus très inspirée ! Et joliment inspirée en plus...

      Supprimer
  18. Inspirée
    Expire
    Ses espoirs...

    RépondreSupprimer
  19. La Vie
    Est
    Doux
    Recommencement. ..

    RépondreSupprimer
  20. Exploration
    De l'infini...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ça me fait penser au film "Interstellar". Excellent !

      Supprimer
  21. Scénario
    Internet
    Dell aire. ..
    Rire

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je commence à me perdre ! Pas besoin de partir dans l'espace avec toi.

      Supprimer
  22. Scénario
    Inter
    Stellaire. ..
    Rire
    (mon smartphone fait ce qu'il veut)

    RépondreSupprimer
  23. Rire...
    Désolée...
    Mais tes
    Méninges
    Cogitent
    Bien😉

    RépondreSupprimer
  24. Aussi mystérieux échange que le dais du ciel entre une Etoile et un astre. Très beau entre romantisme et sourire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dois-je comprendre que je suis "un astre" ? Ça me va.

      Supprimer
  25. Rire...

    Astre
    Tu brilles
    Dans le noir
    De l'esprit...
    Éclaire
    L'inapte
    A laisser
    Croître
    Son coeur
    Libre...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En ce moment, s'il y a bien une lueur qui éclipse les autres, c'est celle de l'Étoile !

      Supprimer
  26. Non...
    Je ne veux
    Éclipser
    Les lueurs
    Jolies
    Juste etre
    Une lueur
    De Vie
    Une petite
    Lumière
    Dans le noir...

    RépondreSupprimer
  27. Une luciole
    Quand
    La nuit
    Est
    Trop
    Noire

    RépondreSupprimer
  28. Des
    Lettres
    Qui
    S'aiment...

    RépondreSupprimer