19/04/2017

12 Marionnettistes


Cette image montre des doigts auxquels sont attaches des fils, eux-mêmes relies à un pantin de bois. Les doigts dont les phalanges bougent animent de fait le pantin articule. Ceci prend place sur un fond integralement noir conferant une atmosphere de theatre lugubre a la scene. Cette image animee illustre le poeme "Marionnettistes" du Marginal Magniifque, dans lequel l'immense poete fustige les politiques qu'il assimile a des menteurs adeptes de beaux discours, des manipumlateurs fourbes et faux a l'ame vile. Ce poeme amusant et engage est de circonstance puisqu'il s'inscrit dans l'actualite des elections presidentielles françaises de 2017, mais s'avere universelle en sa volonte de critiquer les hommes de pouvoir et les classes politiques de tout pays et de tout temps. Bravo, Le Marginal Magnifique, encore un tres grand poeme !!!


Dans la lucarne étroite eux savent flatter nos sens
Ces baudruches ont l'art de manipuler l'ignorance

C'est du karaoké avec des blaireaux chantant faux
Pourtant leurs discours allument les chattes en feu

Alors que je veux prôner un idéal de transparence
Ceux-là ont choisi de vouer un culte à l'apparence

Leur âme rappelle la gueule refaite d'Ivana Trump
Moi authentique je ne suis pas de la même trempe

Pour dire vrai je n'ai aucune conscience politique
Plus sûr de compter sur mon sgueg monolithique


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12 commentaires:

  1. Si le Marginal se refuse aux urnes
    Par liberté de sa verge monolithique
    La fachotte lui cassera ses grandes burnes
    Aucun sgueg n’échappe à sa politique

    El papet

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    1. Il est là ! Eeeeeeeeeeeeeeel Papet !

      Mon sgueg plane très loin au-dessus de la politique, il est complètement coupé du réel ! Sauf dans certaines circonstances que la décence m'empêche d'expliciter.

      Et pour être sérieux deux minutes (pas plus), je refuse la diabolisation d'un candidat ou d'une candidate en particulier, car j'y vois une puissante manipulation médiatique. Est-ce qu'il y en a vraiment un meilleur ou pire que l'autre, franchement ?

      Allez, le seul qui vaille vraiment le coup au final, c'est mon sgueg (on y revient toujours !)

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  2. Eh cher Marginal, un poème très divertissant, très bien écrit, mais je vous avoue que je suis un peu emmerdé. Pour moi la politique est une chose sérieuse, qui a des conséquences concrètes, qui influe sur le destin des individus. Or vous vous positionnez en surplomb par rapport au monde politique, vous les mettez tous dans le même sac, alors que, si je devais dire le fond de ma pensée, c’est un peu à cause de gens comme vous qu’on en est là aujourd’hui. Votre posture anarchiste-individualiste-libertaire est formidable pour écrire de bons poèmes, elle est jubilatoire, et elle est la marque d’une personnalité noble et authentique, mais c’est ce dédain affiché pour la politique qui conduit les crapules et les incompétents au pouvoir. Vous conchiez la situation actuelle, mais qu’avez-vous fait concrètement pour l’empêcher ? Qu’avez-vous dit au moment de l’élection des deux précédents présidents ? Combien de fois dans votre vie avez-vous voté pour François Bayrou ? Non, je ne peux pas vous suivre sur ce coup-là, la dénonciation polémique et lyrique n’a de sens que si l’on s’engage pour quelque chose en face.

    Ce poème est d’ailleurs l’occasion d’analyser une figure typique de votre inconscient poétique et argumentatif (je vais faire le critique un peu). Il s’agit de l’incursion des bites et des chattes comme symbole de l’authenticité absolue face à tous les avatars de l’oppression. Ainsi, vous convoquez des bites et des chattes pour dénoncer le travail, l’illusion romantique, la société de consommation, la mort, etc. Votre membre turgescent est dans votre imaginaire la négation et la destruction des forces hostiles et artificielles. La sexualité est l’irruption ultime de la vérité dans un monde de simulacres, c’est la réalité suprême face à laquelle tout le reste est renvoyé à son inanité. Mais les choses ne sont pas si simples que ça ! Toutes les bites et toutes les chattes du monde ne pourront pas masquer les enjeux réels, enjeux de progrès ou de régression, dont les forces politiques sont la manifestation… Une bite n’effacera jamais l’âpreté de la vie, c’est un peu facile de recourir à l’effet de sidération que ce mot (et cet objet) procure pour se jucher au-dessus de la mêlée sociale. A la limite j’ai plus de respect pour quelqu’un qui s’engage, qui défend ce qu’il croit juste et qui en prend plein la gueule.

    Bon, je vais m’arrêter là, je pourrais écrire des tartines sur le sujet. Par respect je n’exprimerai pas mes opinions politiques ici, même s’il y a de fortes probabilités pour que cette élection présidentielle soit l’occasion d’une des plus grandes joies de mon existence. Je renvoie à votre newsletter et à votre message sur Facebook, dont je ne partage pas, vous l’avez compris, toutes les orientations (ça en fait des textes sur la politique, ça tourne à l’obsession chez vous en ce moment on dirait !). Sinon ça fait toujours plaisir de voir des clins d’œil à Kubrick, ce n’est pas la première fois que vous faites le coup.

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    1. Éh bien, cher Laconique, vous devez être en vacances pour m'envoyer une tartine pareille ! Mais je vous en suis gré, cela témoigne de la considération que vous attachez à mes productions. Vous faites toujours le boulot de toute façon, fidèle lecteur entre tous. Comme on l'a déjà dit, vous mériterez amplement d'être mon préfacier et mon exégète dans La Pléiade qui me sera consacrée.
      Ah là là, je me doutais bien que j'allais enclencher des polémiques avec ce genre de sujet, surtout en une période d'élections. C'est un thème propre à échauffer les esprits, votre commentaire le prouve, cher Laconique, vous êtes chaud ! Pfff, moi qui ne comptais pas m'éterniser en débat stériles sur un sujet que je trouve peu intéressant... Mais il faut croire que j'obtiens ce que je mérite, je vais donc devoir charbonner.

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    2. En ce qui vous concerne, vous nous démontrez suffisamment sur votre Goût des lettres que, pour vous, "la politique est une chose sérieuse". Cela ne cesse de m'étonner d'ailleurs, surtout lorsque vous ajoutez comme argument que celle-ci "a des conséquences concrètes, qui influe sur le destin des individus." N'est-ce pas vous qui vous placez au-dessus du monde sensible ? Vous qui prônez l'inaction (je suis allé le chercher loin dans le temps celui-là pour vous emmerder) ? Depuis quand le concret vous intéresse-t-il tant ?
      Sinon, pour ce qui est de la "situation actuelle" que je "conchie", il me semble bien avoir foutu mon papier dans l'urne sans le nom de François Bayrou dessus aux élections précédentes, c'est exact, mais j'aurais aussi bien pu le mettre ou m'abstenir de voter, les résultats eussent été sensiblement identiques selon moi. Et peut-être aurions-nous même subi de plus grandes désillusions, vous le premier, si le Bayrou en question avait atteint la fonction suprême. Sa façon récente et décomplexée de tourner sa veste nous renseigne suffisamment sur ce point rétrospectivement.
      Par ailleurs, vous pouvez tout à fait vous exprimer sur le sujet ici, ne vous inquiétez pas, cher Laconique, on est ouvert, mais peut-être faites-vous bien de vous abstenir, car si vous affirmiez trop clairement vos positions, il pourrait être risible dans le futur que des preuves écrites attestent de votre erreur de jugement, dans l'hypothèse où "l'une des plus grandes joies de votre existence" se transformerait en l'enfer dont vous parlez sur votre site.
      Bah, que voulez-vous, malheureusement je crains que "les crapules et les incompétents" n'aient pas besoin de mon assentiment pour accéder au pouvoir. Et c'est justement notre impuissance que je dénonce dans ce poème, impuissance masquée par cette comédie du vote par laquelle on veut nous faire croire que nous sommes libres. Alors comprenez que jouer la comédie, adopter la posture du citoyen docile et bien éduqué commence à me courir sur le haricot.

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    3. Pour finir (vous m'aurez fait drôlement bosser, mon salaud), je vous remercie pour votre fine analyse de "mon inconscient poétique et argumentatif", cher Laconique, et apprécie encore une fois votre critique comme un témoignage de la considération que vous portez à mes écrits. Au passage, je confirme qu'une bonne bite placée où il faut constitue toujours un bon moyen de clore les débats : ça peut fermer beaucoup d'orifices, y compris des grandes bouches !
      Il y a évidemment du vrai dans ce que vous dites, le "membre turgescent" représente en général pour moi et particulièrement ici "la négation et la destruction des forces hostiles et artificielles" et la "vérité" par sa rectitude, mais symbolise surtout les valeurs d'un ancien monde, tels que, au premier plan, l'honneur, le respect de la parole donnée, le fait d'être congruent et de se comporter moralement. Puis le convoquer est aussi une façon d'affirmer son individualisme. Au fond, le dernier vers de ce poème est un peu triste : quelque part il exprime davantage un aveu de faiblesse que de puissance, puisqu'il affirme que finalement on ne peut compter que sur soi-même et qu'il ne faut rien attendre de ceux qui gouvernent. Qui eût cru qu'un simple petit bout de chair avec deux boules en dessous veuille dire autant ? Merde, cher Laconique, vous m'emmenez loin... et imaginez qu'on n'a même pas encore parlé des chattes !
      En fait, pour vous dire vrai, pas besoin de pousser trop loin l'analyse symbolique non plus, "l’incursion" de ces charmants attributs est surtout l'occasion de faire de l'humour, de provoquer en créant des contrastes. J'admets volontiers qu'il existe d'autres ressorts comiques et que tout ça est un peu puéril, mais je n'invente rien si je dis que le sexe dirige le monde et que quasiment tout tourne autour. Mais c'est un autre débat. Et ici je me réfère aussi à Tony Montana et à son fameux "moi je n'ai confiance qu'en mon manche et ma parole, l'une est de fer et l'autre d'acier." Référence cinématographique culte simplement. J'en appelle maintenant à vos lumières pour décrypter la citation de Tony, cher Laconique !

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    4. Eh, que voulez-vous cher Marginal, c’est votre poème qui m’a enflammé, vos mots ont déclenché ma fougue. Vous êtes allé chercher un vieil article, sans mot clé et tout, je vous remercie, j’apprécie. La politique c’est du concret, mais un concret pas comme les autres, qui manifeste la personnalité de chacun, qui est une expression de sa liberté inaliénable, et qui prétend tendre vers un idéal. C’est très proche de l’art en ce sens : créer quelque chose à partir de contraintes. Non, ça m’a toujours plu, Mitterrand, César, c’est quelque chose quand même.

      Et sinon vous avez bien raison de dire que le sexe est un puissant ressort, et pas seulement comique d’ailleurs. Il n’y a qu’à voir les films de Kubrick, et le dernier mot de son dernier film : « fuck ». Ca pourrait aussi être votre ultima verba je suppose ! (Quant à la phrase de Tony Montana, ça pourrait être votre devise, on en trouve des traces d’ailleurs sur ce site avec un poème qui, avec quatre ans d’écart, montre que vous n’avez pas changé quant à votre conception de la philanthropie.)

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    5. Vous êtes la fougue incarnée, cher Laconique ! Mais j'aime autant sinon plus quand celle-ci s'exprime au sujet de la littérature. Et ce que vous dites à propos de la politique me rappelle ce que j'ai lu ou entendu dernièrement, malheureusement je ne me souviens plus qui tenait ces propos : cette personne affirmait que la politique était surtout un art. Je ne suis pas contre cette vision des choses, je reconnais dans la politique certaines caractéristiques artistiques, notamment dans la façon de se mettre en scène. En ce sens, les politiques sont des performeurs. Puis, comme tout art elle requiert des compétences et de l'habileté, de l'expérience, des connaissances, afin de pouvoir atteindre le plus haut niveau. On pourrait aussi du coup assimiler la politique au sport.

      Scarface, Kubrick, le sexe, voyez que mon univers mental est un peu plus étoffé que ce que l'on pourrait croire ! Et je suis surpris que vous ne m'ayez pas parlé des références à Lovecraft concernant Ivana Trump. J'ai pensé à vous lorsque j'écrivais les noms de Yog-Sothot et de Cthulhu !

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  3. Bravo pour l'humour, la forme et la lucidité sur le jeu des candidats. Les politiques sont en représentation et, sans doute, sommes-nous nombreux à nous interroger sur leur part de sincérité et d'idéal dans l'ambition dévorante qui est la leur. Nous avons tant été déçus que nous restons méfiants et sur la réserve en ce qui concerne les promesses. Nous nous souvenons tous de ces belles paroles assénées avec conviction : "Moi Président..." Nous connaissons la suite... Alors je peux te comprendre, car gouffre il y a trop souvent entre apparence et transparence. Mais je suis pour le vote, justement pour montrer que nous ne sommes pas des marionnettes dupes et pour faire valoir notre droit à nous exprimer. Bonne journée.

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    1. Comme je le disais dans ma réponse à Laconique, finalement ce poème "exprime davantage un aveu de faiblesse que de puissance, puisqu'il affirme que finalement on ne peut compter que sur soi-même et qu'il ne faut rien attendre de ceux qui gouvernent". Je crois que la plupart des gens sont effectivement blasés et la politique contribue au désenchantement général. On ne croit plus en rien, il n'y a plus rien à quoi se raccrocher ! Comment vivre dans un monde vide de sens ?

      Et concernant le vote, avons-nous finalement réellement le choix ? Notre marge de manœuvre relative à notre destin social est-elle si grande ? Hum, je m'interroge...

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  4. D'accord avec toi mon pote Le Poète
    Si les candidats sont partout à la fête
    Tirant habilement de la politique les ficelles
    Dans le but de nous en faire avaler de belles
    Leur crédule jouet ne voulant surtout pas être
    Par le suffrage certains allons envoyer paître
    Le Marginal a raison pas question d'être leur marionnette
    A la présidence souhaitons quelqu'un d'incorruptible et honnête
    Nouvelle présence, nouveau espoir
    On veut encore y croire
    Respectons les idées qui nous fédèrent
    Surtout ne pas se laisser faire
    Comme Le Marginal sachons déjouer le piège de l'apparence
    Pour avec ruse "prôner le culte de la transparence".




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    1. Je vois que cette histoire de politique t'inspire aussi mon pote ! Je constate également que tu es moins blasé que moi et crois encore aux vertus du suffrage pour nous amener une "nouvelle présence" et un "nouvel espoir" (ça me rappelle le titre de l'épisode IV de Star Wars).

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